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David

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les nouveautés du site...
"regarde avec tes oreilles" Shakespeare, le roi Lear
Louis déposa Buffo derrière le gd Larousse. "n'oublie pas: n'essaie pas de tout lire, ça ne te vaudra que des embarras" Vargas j'ai lu n°5996, p. 198
May 09

une promesse électorale tenue qui fait du bien!

7 euros 32 les 5 litres de bière, merci de prendre soin de mon pouvoir d'achat, c'est nécessaire pour la cuite à pas cher. Je me sens mieux.

May 08

tique, éthique, poétique

Face aux incertitudes du monde contemporain,

“la seule issue possible est de vivre poétiquement.”

“Vivre poétiquement, c’est voir de la beauté où le regard convenu n’en voit pas.”

Edgar Morin cité ce matin sur France Inter par Eric Reinhardt, l'auteur de Cendrillon, en lice pour le prix Inter 2008.

sans métrique, ni poétique, sans art et sans manière, je veux choisir de vivre poétiquement, pour discerner dans la simplicité du quotidien, qu'il me heurte ou me ravisse, un sourire celé, une épiphanie de beauté.

May 07

y a pas de sot métier

parce que les américains mettent des bips dans leurs films
parce que les français ont enlevé la cigarette de Lucky Luke,
parce qu'Eliette met des astérisques à la place des adjectifs
certains mots, bien sentis, bien sortis, bien placés, font un régime
et de gros, ils deviennent bons...
(attention, âmes sensibles,
texte avec des gros mots dedans! passez votre chemin)

"Ils arpentaient les rues et campaient sur les places
Chargés d'objets obscurs, de graines ou bien de vent
Proposant tout ou rien et de bien peu vivant
Leurs grands cris appâtant la vaine populace

Ils arpentaient les rues et campaient sur les places
Oh, combien je regrette leurs voix et leurs musiques
Leurs mains escamotant les piécettes d'argent
Pour service rendu à quelque bonne gens
Et leur air de se foutre de la chose publique
Oh, combien je regrette leurs voix et leurs musiques !

Que sont donc devenus
La remmailleuse de bas
Le crieur de journaux
Et la loueuse de chaises ?
Où donc se sont perdus
La cardeuse de matelas
L'aiguiseur de couteaux
Et le sucreur de fraises ?
Qui donc les a revus
Le vendeur de mouron
La porteuse de pain
Et le montreur de vues ?
Ils ont bien disparu
Le grilleur de marrons
L'écorcheur de lapins
Et le chanteur des rues

On n'achetait pas que terrestres nourritures
Autrefois dans nos rues, on y trouvait aussi
Des colporteurs d'histoires et des marchands d'oubli
Et il y avait du rêve plein les petites voitures
On n'achetait pas que terrestres nourritures

Que sont donc devenus
La faiseuse d'embarras
L'accordeur de violons
Et la teneuse de jambe ?
Où donc se sont perdus
La liseuse de draps
L'ensommeilleur de plomb
Et le violeur de gambe ?
Qui donc les a revus
L'écriveur de tartines
L'avorteuse de choux
Et le fouteur de guignon ?
Ils ont bien disparu
Le lécheur de vitrines
La bourreuse de mou
Et l'encaisseur de gnons

Certains étaient tenus à l'écart de la foule
Exerçant un négoce un peu plus inquiétant
Facteurs de basses œuvres et vendeurs d'orviétans
Artisans du frisson, experts en chair-de-poule
Certains étaient tenus à l'écart de la foule

Que sont donc devenus
La toucheuse de bœufs
L'enjoliveur d'obus
Et le pinceur de louches ?
Où donc se sont perdus
Le dénoueur de nœuds
La torcheuse de culs
Et l'enculeur de mouches ?
Qui donc les a revus
Le dépendeur d'andouilles
La mangeuse de santé
Et l'étouffeur de vents ?
Ils ont bien disparu
La gonfleuse de couilles
Le démorveur de nez
Et l'étrilleuse de glands
La tripoteuse d'acné
Le faiseur d'mauvais sang
La fileuse de diarrhée
- Aaaaaaaaah !
Et l'équarrisseur d'enfants

Paroles: Pierre Philippe. Musique: Juliette Noureddine 1993 "Irrésistible" © Le Rideau Bouge

images: http://www.plonkreplonk.ch/

May 06

avec M, et V...

parmi les joies des prêtres,
il y a ces moments, précieux entre tous,
où il nous est donné d'écouter
une histoire en devenir, une histoire racontée,
dans un accompagnement, simple, régulier...

pas de curiosité malsaine, ni de questions indiscrètes,
mais simplement laisser la parole surgir et se poser
se développer, et mettre en mots la vie
spirituelle, certes, mais toute entière aussi
car dans ses harmoniques, Dieu se dit

je ne suis pas un psy, ni un spécialiste de la vie,
mais un  prédécesseur qui écoute,
et renvoie, comme un écho, comme une réverbération
les sonorités qui traversent le discours,
pour donner à entendre ce qui passe dans le récit
et à deux, éclairer un chemin
passé,
à venir,
et vivre au présent,
accompagné.

ce soir, l'accompagnement se vivait au soleil,
simplement posés dans l'herbe,
les mots couraient plus vite que les rayons,
et réchauffés par les photons,
ils dansaient la vie qu'ils racontaient.

May 05

lutin de bord d'Elle, de mers (2)

puisque ce blog a l'habitude de la mesure et du raisonnable,
puisqu'on y modère les propos, et y rit des ennuis,
puisqu'on y aère les cerveaux, sans éventer les secrets,
puisqu'on y goûte les vins fins sans se laisser enivrer,
puisque les photos entrent toujours dans le cadre

ce soir, démesurons, exagérons, éventons, enivrons, décadrons
déconnons, sans rire.
fi de la mesure. Voilà du Grand format.
Et si ça continue comme ça, je vais m'offrir le billet d'avion pour la reprendre en plus petit.

May 04

erre, ô fragile

Le Parisien que je fus durant quelques laborieuses années d'études (par trop dilettantes sans doute) ne prend guère le loisir de retourner dans la capitale pour y honorer ses amitiés, retrouver ses lieux aimés, et vaquer en expositions et actualités culturelles en tous genres. Non que je dédaigne les films en VO réservés aux salles parisiennes, mais les occasions de se balader "là-bas" se font très rares. La dernière occasion fut l'ordination de l'excellent Romain à l'automne dernier. Aussi, ai-je boudé sans le faire exprès cette expo sur la BD de Superman au chat du Rabbin, évolution surprenante du super héros dans le 9e art, juif en l'occurrence.

En matière de héros, le chat du Rabbin (dont le premier tome est succulent) se pose là. Félin bavard, ami d'un rabbin en quête, on ne reconnaît pas dans le mistigri qui veut faire sa Bar Mitsvah tous les attributs des super héros des Marvel, ou de Super Dupont de Gotlieb.

En parlant de héros, les prêtres sont souvent revêtus par "les gens" de leur cape (à défaut du slip rouge sur le collant bleu), héros d'un cheminement qui semble difficile, fait d'abstinence, de renonciation (titre d'un article de PQR pour une ordination), de vie de manque, de pauvreté, de vide... dans une Eglise qui manque aux yeux de la société d'être florissante. Il suffit de voir les circonvolutions maladroites des hommes troncs du JT quand ils parlent des apparitions provençales reconnues... Super héraut de Dieu, fondant sa vie sur ce qui est une question pour beaucoup, soupçonné de candeur au mieux, de perversité au pire. Mais cette cape ridicule du super héros ne saurait lui seoir...

Aucun masochisme chez ces prêtres que je connais, ni un besoin malsain de s'engager dans une structure finissante, ni un attrait morbide pour les statistiques en chute, ni l'obligation de tout tenir, d'être fidèle à la rigueur d'une administration ultramontaine inhumaine. Non, ces prêtres sont des hommes de l'expérience, qui l'ont laissée entrer au coeur de leur vie, avec un vrai besoin, de la partager. Ils sont capables de garder une solitude parce qu'ils sont pris par cet appel à aimer tous ceux qui leur sont confiés, et que cela ne saurait se faire en demi mesure. Ce n'est pas simple, mais ce n'est pas un parcours de héros, c'est un chemin d'amoureux.

Leur distance leur donne l'autorité de la parole qui se pose simplement. Leur distance les autorise à regarder en aimant. Leurs études et leur mission donne du poids à leurs mots, même s'ils ont besoin d'apprendre de leurs contemporains comment se dit/vit la justesse. Et leur distance leur donne le goût de la relation.

Mais parfois, le superhéros supputé porte de plus en plus la cape dont on le revêt insidieusement, et elle lui pèse, grave,  sur les épaules. Il porte un moment l'aura de la perfection, de ces grands beaux et forts, jeunes dynamiques, qui sont tellement ...

et ce poids ferait même chuter. Le prêtre héroïfié est même plus fragile. Parce qu'il se perd.

parfois, un ami chancelle dans l'escalier, et vous savez qu'il faut être à l'équilibre, pour rire, et danser.

Alors, remisant la cape dont on nous orne, on regarde paisiblement le monde tel qu'il est... et peu à peu, naissent les projets.

www.davidsire.com

"Si vous aimez flâner, déambuler, vagabonder, rêvasser
Marcher
Chantonner des bidules non identifiés
Vous asseoir sur les talus
Si vous préférez la bicyclette au TGV
Si vous aimez l’horizon que l’on n’attrape jamais
Les mirages
Les terrains vagues
Les rêves dont on ne se souvient pas mais qui laissent un bon parfum dans la tête
Si vous êtes tour à tour et sans comprendre :
Peur et pas-peur
Vide et plein
Noir et blanc
Si vous sautez à pieds joints dans les marges pour éclabousser les râleurs qui râlent
Si le temps vous taraude
Si la vie vous émeraude
Et bien moi aussi
Bienvenue ici…"

ces mots je les ai empruntés sur le site de David Sire (clic), aux chansons sympathiques, et à la douce poésie... tous ceux qui y ont touché peuvent en témoigner... Allez, encore quelques mots de lui!

"Ça fait dix ans que ça dure
Dix ans à piocher, s’accrocher, bambocher, ricocher
Bidouiller, gribouiller, mais pas rouiller
Dix ans à chercher, se demander, s’inquiéter, se rassurer
Y’a eu des concerts - un bon paquet-
Des gros, des petits, des qui collent, des qui décollent
Y’a eu des voyages, des tournées en Afrique et à Trifouillis-les-oies
Y’a eu les années Drôle de Sire
Y’a eu deux albums : Pourquoi pas toi ? et Onomatopées
Y’en a un nouveau en préparation
Y’en a encore un autre, il est pour les enfants, mais pas que
Y’a le mot troubadour
Qui résonne comme un tambour
Y’a la scène qui me fait battre
Y’a le mot saltimbanque
Pour égayer les banques et les tanks
Y’a les bidules :
Des chansons, des poèmes
Des trucs on sait pas trop ce que c’est
Y’a une tournée à bicyclette
Entre Paris et Sète
Pour aller saluer un dont on se sent proche
Ça fait dix ans que ça dure
Ce n’est pas prêt de s’arrêter"

May 03

pingin pulang


dorong piles angkat taruh
delapan satu dua tiga empat lima enam tujuh delapan...

par deux fois, ces derniers temps, je me suis retrouvé plongé,
immergé en moins de temps qu'il n'en faut à Spok pour se téléporter,
dans les grâces du cours de danse de Gaji, Dalung,
aux côtés d'Agung Adi, de ses cours précieux,
des enfants aux gestes si précis, mesurés, ajustés,
aux seledet merveilleux, à la grâce incarnée.

Tant de beauté dans ces danses, musiques, gestes à l'harmonie, à la complexité stupéfiante...
le corps se remet à bouger, les pak dug ge dut des kendang vibrent dans les doigts et sous les cils.
la beauté s'apprend en la cotoyant...
en la prenant dans sa chair.
on ne peut apprendre si on ne se laisse toucher.

Teruna Jaya, Baris Tunggal, Oleg Tamulilingan, Topeng keras, Jauk, Kebyar Duduk, Legong Keraton, et même pendet...


cherchez l'erreur


laisser défiler les souvenirs, plus beaux les uns que les autres...


mais rester à la porte.

May 02

sapotilles et quadrilles

On invente parfois des diminutifs, petits mots affectueux et hypocoristiques qui sont comme des caresses syntaxiques… on pourrait presque envier les « -ito » espagnol ou « -chen » allemand. Mais le français a lui aussi ses petites grâces, par exemple tous ces substantifs qui se terminent en -ille… Comme je m’émerveillais des vétilles et autres peccadilles au hasard de mes lectures, je me suis baladé dans mon dictionnaire pour une charmante recherche et ça se déguste, non ?

Alchémille, apostille, arille, aspergille, banderille, barbille, bastille, bisbille, broutille, bulbille, camomille, canetille, cédille, charmille, chenille, cheville, cochenille, coronille, drille, écoutille, épontille, escadrille, escarbille, espadrille, estampille, étoupille, étrille, faucille, fibrille, flottille, gerbille, godille, gorille, goupille, grémille, grenadille, guenille, mancenille, manille, mantille, maxille, morille, myrtille, nille, pacotille, pampille, papille, pastille, peccadille, potentille, pupille, quadrille, ramille, résille, sapotille, séguedille, sigillé, smille, souquenille, spirille, spongille, tille, tormentille, torpille, tortille, tourdille, trille, vanille, vérétille, vermille, vétille, vrille, zorille

May 01

internet addicted

les 36 personnes qui attendent ma réponse à leur mail apprécieront. 

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