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May 09 7 euros 32 les 5 litres de bière, merci de prendre soin de mon pouvoir d'achat, c'est nécessaire pour la cuite à pas cher. Je me sens mieux.
May 08 Face aux incertitudes du monde contemporain,
“la seule issue possible est de vivre poétiquement.” “Vivre poétiquement, c’est voir de la beauté où le regard convenu n’en voit pas.” Edgar Morin cité ce matin sur France Inter par Eric Reinhardt, l'auteur de Cendrillon, en lice pour le prix Inter 2008. sans métrique, ni poétique, sans art et sans manière, je veux choisir de vivre poétiquement, pour discerner dans la simplicité du quotidien, qu'il me heurte ou me ravisse, un sourire celé, une épiphanie de beauté. May 07 parce que les américains mettent des bips dans leurs films parce que les français ont enlevé la cigarette de Lucky Luke, parce qu'Eliette met des astérisques à la place des adjectifs certains mots, bien sentis, bien sortis, bien placés, font un régime et de gros, ils deviennent bons... (attention, âmes sensibles, texte avec des gros mots dedans! passez votre chemin)
"Ils arpentaient les rues et campaient sur les places Chargés d'objets obscurs, de graines ou bien de vent Proposant tout ou rien et de bien peu vivant Leurs grands cris appâtant la vaine populace Ils arpentaient les rues et campaient sur les places Oh, combien je regrette leurs voix et leurs musiques Leurs mains escamotant les piécettes d'argent Pour service rendu à quelque bonne gens Et leur air de se foutre de la chose publique Oh, combien je regrette leurs voix et leurs musiques !
Que sont donc devenus La remmailleuse de bas Le crieur de journaux Et la loueuse de chaises ? Où donc se sont perdus La cardeuse de matelas L'aiguiseur de couteaux Et le sucreur de fraises ? Qui donc les a revus Le vendeur de mouron La porteuse de pain Et le montreur de vues ? Ils ont bien disparu Le grilleur de marrons L'écorcheur de lapins Et le chanteur des rues
On n'achetait pas que terrestres nourritures Autrefois dans nos rues, on y trouvait aussi Des colporteurs d'histoires et des marchands d'oubli Et il y avait du rêve plein les petites voitures On n'achetait pas que terrestres nourritures Que sont donc devenus La faiseuse d'embarras L'accordeur de violons Et la teneuse de jambe ? Où donc se sont perdus La liseuse de draps L'ensommeilleur de plomb Et le violeur de gambe ? Qui donc les a revus L'écriveur de tartines L'avorteuse de choux Et le fouteur de guignon ? Ils ont bien disparu Le lécheur de vitrines La bourreuse de mou Et l'encaisseur de gnons
Certains étaient tenus à l'écart de la foule Exerçant un négoce un peu plus inquiétant Facteurs de basses œuvres et vendeurs d'orviétans Artisans du frisson, experts en chair-de-poule Certains étaient tenus à l'écart de la foule Que sont donc devenus La toucheuse de bœufs L'enjoliveur d'obus Et le pinceur de louches ? Où donc se sont perdus Le dénoueur de nœuds La torcheuse de culs Et l'enculeur de mouches ? Qui donc les a revus Le dépendeur d'andouilles La mangeuse de santé Et l'étouffeur de vents ? Ils ont bien disparu La gonfleuse de couilles Le démorveur de nez Et l'étrilleuse de glands La tripoteuse d'acné Le faiseur d'mauvais sang La fileuse de diarrhée - Aaaaaaaaah ! Et l'équarrisseur d'enfants
Paroles: Pierre Philippe. Musique: Juliette Noureddine 1993 "Irrésistible" © Le Rideau Bouge images: http://www.plonkreplonk.ch/ May 06
parmi les joies des prêtres, il y a ces moments, précieux entre tous, où il nous est donné d'écouter une histoire en devenir, une histoire racontée, dans un accompagnement, simple, régulier... pas de curiosité malsaine, ni de questions indiscrètes, mais simplement laisser la parole surgir et se poser se développer, et mettre en mots la vie spirituelle, certes, mais toute entière aussi car dans ses harmoniques, Dieu se dit je ne suis pas un psy, ni un spécialiste de la vie, mais un prédécesseur qui écoute, et renvoie, comme un écho, comme une réverbération les sonorités qui traversent le discours, pour donner à entendre ce qui passe dans le récit et à deux, éclairer un chemin passé, à venir, et vivre au présent, accompagné. ce soir, l'accompagnement se vivait au soleil, simplement posés dans l'herbe, les mots couraient plus vite que les rayons, et réchauffés par les photons, ils dansaient la vie qu'ils racontaient. May 05 puisque ce blog a l'habitude de la mesure et du raisonnable, puisqu'on y modère les propos, et y rit des ennuis, puisqu'on y aère les cerveaux, sans éventer les secrets, puisqu'on y goûte les vins fins sans se laisser enivrer, puisque les photos entrent toujours dans le cadre ce soir, démesurons, exagérons, éventons, enivrons, décadrons déconnons, sans rire. fi de la mesure. Voilà du Grand format. Et si ça continue comme ça, je vais m'offrir le billet d'avion pour la reprendre en plus petit. 
May 04 Le Parisien que je fus durant quelques laborieuses années d'études (par trop dilettantes sans doute) ne prend guère le loisir de retourner dans la capitale pour y honorer ses amitiés, retrouver ses lieux aimés, et vaquer en expositions et actualités culturelles en tous genres. Non que je dédaigne les films en VO réservés aux salles parisiennes, mais les occasions de se balader "là-bas" se font très rares. La dernière occasion fut l'ordination de l'excellent Romain à l'automne dernier. Aussi, ai-je boudé sans le faire exprès cette expo sur la BD de Superman au chat du Rabbin, évolution surprenante du super héros dans le 9e art, juif en l'occurrence.
En matière de héros, le chat du Rabbin (dont le premier tome est succulent) se pose là. Félin bavard, ami d'un rabbin en quête, on ne reconnaît pas dans le mistigri qui veut faire sa Bar Mitsvah tous les attributs des super héros des Marvel, ou de Super Dupont de Gotlieb. En parlant de héros, les prêtres sont souvent revêtus par "les gens" de leur cape (à défaut du slip rouge sur le collant bleu), héros d'un cheminement qui semble difficile, fait d'abstinence, de renonciation (titre d'un article de PQR pour une ordination), de vie de manque, de pauvreté, de vide... dans une Eglise qui manque aux yeux de la société d'être florissante. Il suffit de voir les circonvolutions maladroites des hommes troncs du JT quand ils parlent des apparitions provençales reconnues... Super héraut de Dieu, fondant sa vie sur ce qui est une question pour beaucoup, soupçonné de candeur au mieux, de perversité au pire. Mais cette cape ridicule du super héros ne saurait lui seoir... Aucun masochisme chez ces prêtres que je connais, ni un besoin malsain de s'engager dans une structure finissante, ni un attrait morbide pour les statistiques en chute, ni l'obligation de tout tenir, d'être fidèle à la rigueur d'une administration ultramontaine inhumaine. Non, ces prêtres sont des hommes de l'expérience, qui l'ont laissée entrer au coeur de leur vie, avec un vrai besoin, de la partager. Ils sont capables de garder une solitude parce qu'ils sont pris par cet appel à aimer tous ceux qui leur sont confiés, et que cela ne saurait se faire en demi mesure. Ce n'est pas simple, mais ce n'est pas un parcours de héros, c'est un chemin d'amoureux. Leur distance leur donne l'autorité de la parole qui se pose simplement. Leur distance les autorise à regarder en aimant. Leurs études et leur mission donne du poids à leurs mots, même s'ils ont besoin d'apprendre de leurs contemporains comment se dit/vit la justesse. Et leur distance leur donne le goût de la relation. Mais parfois, le superhéros supputé porte de plus en plus la cape dont on le revêt insidieusement, et elle lui pèse, grave, sur les épaules. Il porte un moment l'aura de la perfection, de ces grands beaux et forts, jeunes dynamiques, qui sont tellement ... et ce poids ferait même chuter. Le prêtre héroïfié est même plus fragile. Parce qu'il se perd. parfois, un ami chancelle dans l'escalier, et vous savez qu'il faut être à l'équilibre, pour rire, et danser. Alors, remisant la cape dont on nous orne, on regarde paisiblement le monde tel qu'il est... et peu à peu, naissent les projets. 
"Si vous aimez flâner, déambuler, vagabonder, rêvasser Marcher Chantonner des bidules non identifiés Vous asseoir sur les talus Si vous préférez la bicyclette au TGV Si vous aimez l’horizon que l’on n’attrape jamais Les mirages Les terrains vagues Les rêves dont on ne se souvient pas mais qui laissent un bon parfum dans la tête Si vous êtes tour à tour et sans comprendre : Peur et pas-peur Vide et plein Noir et blanc Si vous sautez à pieds joints dans les marges pour éclabousser les râleurs qui râlent Si le temps vous taraude Si la vie vous émeraude Et bien moi aussi Bienvenue ici…" ces mots je les ai empruntés sur le site de David Sire (clic), aux chansons sympathiques, et à la douce poésie... tous ceux qui y ont touché peuvent en témoigner... Allez, encore quelques mots de lui!
"Ça fait dix ans que ça dure Dix ans à piocher, s’accrocher, bambocher, ricocher Bidouiller, gribouiller, mais pas rouiller Dix ans à chercher, se demander, s’inquiéter, se rassurer Y’a eu des concerts - un bon paquet- Des gros, des petits, des qui collent, des qui décollent Y’a eu des voyages, des tournées en Afrique et à Trifouillis-les-oies Y’a eu les années Drôle de Sire Y’a eu deux albums : Pourquoi pas toi ? et Onomatopées Y’en a un nouveau en préparation Y’en a encore un autre, il est pour les enfants, mais pas que Y’a le mot troubadour Qui résonne comme un tambour Y’a la scène qui me fait battre Y’a le mot saltimbanque Pour égayer les banques et les tanks Y’a les bidules : Des chansons, des poèmes Des trucs on sait pas trop ce que c’est Y’a une tournée à bicyclette Entre Paris et Sète Pour aller saluer un dont on se sent proche Ça fait dix ans que ça dure Ce n’est pas prêt de s’arrêter" May 03  dorong piles angkat taruh delapan satu dua tiga empat lima enam tujuh delapan...
par deux fois, ces derniers temps, je me suis retrouvé plongé, immergé en moins de temps qu'il n'en faut à Spok pour se téléporter, dans les grâces du cours de danse de Gaji, Dalung, aux côtés d'Agung Adi, de ses cours précieux, des enfants aux gestes si précis, mesurés, ajustés, aux seledet merveilleux, à la grâce incarnée. Tant de beauté dans ces danses, musiques, gestes à l'harmonie, à la complexité stupéfiante... le corps se remet à bouger, les pak dug ge dut des kendang vibrent dans les doigts et sous les cils. la beauté s'apprend en la cotoyant... en la prenant dans sa chair. on ne peut apprendre si on ne se laisse toucher. Teruna Jaya, Baris Tunggal, Oleg Tamulilingan, Topeng keras, Jauk, Kebyar Duduk, Legong Keraton, et même pendet...

 cherchez l'erreur
 laisser défiler les souvenirs, plus beaux les uns que les autres...
 mais rester à la porte.
May 02 On invente parfois des diminutifs, petits mots affectueux et hypocoristiques qui sont comme des caresses syntaxiques… on pourrait presque envier les « -ito » espagnol ou « -chen » allemand. Mais le français a lui aussi ses petites grâces, par exemple tous ces substantifs qui se terminent en -ille… Comme je m’émerveillais des vétilles et autres peccadilles au hasard de mes lectures, je me suis baladé dans mon dictionnaire pour une charmante recherche et ça se déguste, non ?
Alchémille, apostille, arille, aspergille, banderille, barbille, bastille, bisbille, broutille, bulbille, camomille, canetille, cédille, charmille, chenille, cheville, cochenille, coronille, drille, écoutille, épontille, escadrille, escarbille, espadrille, estampille, étoupille, étrille, faucille, fibrille, flottille, gerbille, godille, gorille, goupille, grémille, grenadille, guenille, mancenille, manille, mantille, maxille, morille, myrtille, nille, pacotille, pampille, papille, pastille, peccadille, potentille, pupille, quadrille, ramille, résille, sapotille, séguedille, sigillé, smille, souquenille, spirille, spongille, tille, tormentille, torpille, tortille, tourdille, trille, vanille, vérétille, vermille, vétille, vrille, zorille May 01
les 36 personnes qui attendent ma réponse à leur mail apprécieront.
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